C’est avec une excitation difficilement retenue qu’en ce printemps 2014, je découvris le nouveau clip de Yannick Noah, extrait de son dixième album (ah ben oui, quand même). Ce deuxième single, dont la mélodie n’est ABSOLUMENT pas inspirée de celle de Get Lucky, atteste de la volonté du tennisman d’assumer un repositionnement artistique assez radical en rompant abruptement avec ce à quoi il nous avait gracieusement habitués. La principale surprise, c’est qu’il porte des chaussures (pour marcher sur le sable et dans l’eau…). Fait d’autant plus déroutant qu’une autre chanson de l’album, plus engagée encore, s’intitule les Pieds nus. Brouillage de piste évident de la part de l’artiste ; reste donc à l’auditeur à choisir lui-même son camp. Autre bouleversement : un clip assurément audacieux et avant-gardiste (notamment avec une réalisation et une postproduction, style Paint, soignées aux petits oignons). Enfin, les paroles, ou la déclinaison de quasi toutes les utilisations homonymiques possibles du mot « court/s » (sauf du court de tennis ; pourtant évidente).

Mais, que les fans se rassurent, au-delà de cette métamorphose artistique, le chanteur n’a renoncé ni à sa plume assassine, ni à la profondeur spirituelle (si caractéristique) de ses paroles qui font sa force et dans lesquelles on se noah, littéralement.

Merci Yannick.