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Rubrique Livres

  1. Mort à jamais ?
    C’est possible :

    Aussi fallait-il me résigner, puisque rien ne peut durer qu’en devenant général et si l’esprit ment à soi-même, à l’idée que même les êtres qui furent les plus chers à l’écrivain n’ont fait, en fin de compte, que poser pour lui comme chez les peintres. Parfois, quand un morceau douloureux est resté à l’état d’ébauche, une nouvelle tendresse, une nouvelle souffrance nous arrivent qui nous permettent de le finir, de l’étoffer.

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  2. Briser la pâte
    du vieux monde
    à Livresse

    Le piquant festival de littératures du Vecteur s’autorise une mue et accueille la revue Papier Machine pour une résidence, du 4 octobre au 1er décembre. Une occasion de faire rebondir les mots entre Aldwin Raoul – co-fondateur – et Yves Pagès (Verticales, archyves.net) – auteur et éditeur –, invité de la soirée…

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  3. Avant les bœufs :
    la charrue aux chiens !
    (à propos de Robert Pinget)

    Quelqu’un comme Robert Pinget survient sans doute dans l’histoire de la chose littéraire pour démontrer la fécondité d’un pareil paradoxe : quand rien devient tout ; moins plus, etc. Attention de ne pas donner dans le genre précieux qui est le plus facile. Et si la facilité l’amuse ? Qu’il se remette plutôt au jeu…

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  4. Vernon Subutex
    Perspectives contradictoires

    Avec le premier tome de sa trilogie, Virginie Despentes nous propose un portrait compatissant et désabusé d’une France en crise. Ouvrir les pages d’un roman, c’est inévitablement s’ouvrir à d’autres perspectives : il y a, en creux, celle de l’auteur, mais celles aussi de son ou de ses personnages. Chacune d’entre elles peut…

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  5. Juste quelqu’un de bien
    une discussion avec Pierric Bailly

    Suite à l’Intime Festival Chapitre V, nous souhaitions vous donner envie de (re)découvrir quelques auteurs. Venu pour l’Homme des bois – portrait sans pathos de son père après son décès accidentel –, Pierric Bailly est un jeune auteur enraciné loin de la centrifugeuse parisienne. Entre langue qui fouraille, forme en question et…

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  6. Sauvage comme un café serré,
    Gunzig a encore frappé !

    À travers le récit d’un Tarzan des temps modernes catapulté dans notre monde asservi aux réseaux sociaux, la Vie sauvage nous renvoie violemment à la vacuité de nos vies d’animaux civilisés, le tout sous la plume d’un Thomas Gunzig boosté aux amphétamines d’un verbe acerbe. Google View, cette invention qui cartographie le…

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  7. À voie basse
    Treize façons d’interroger
    la maternité

    Aliénor Debrocq dresse une vision kaléidoscopique de l’enfantement, d’un point de vue essentiellement féminin. Elle mélange avec subtilité son expérience intime aux questionnements à résonance sociétale, voire universelle. À voie basse est son second recueil de nouvelles, paru chez Quadrature, une maison d’édition belge entièrement consacré à ce genre littéraire. Tu ne…

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  8. Des roses et des oiseaux
    morts pourris dans l’herbe

    À travers le journal intime de la petite Ronce-Rose, Éric Chevillard nous invite avec douceur et simplicité à faire place à une esthétique plus bigarrée que canonique, esthétique qui gagnerait toutefois à abandonner des dessous par instants trop conceptuels, trop adultes. Ronce-Rose est une petite fille qui n’a rien à envier aux…

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  9. La Promesse de l’aube
    J’ai trouvé mon livre

    Je crois avoir atteint mon idéal de lecture. Cette idée à la fois me réjouit et m’attriste. Je commence par la raison la plus réjouissante : ma quête a enfin pris fin. Comme on dit dans ces cas-là, je peux mourir tranquille, j’ai connu l’extase.  Après avoir lu des centaines de bouquins, en resserrant…

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  10. La Part inventée
    de quoi ?

    Après les Jardins de Kensington, Rodrigo Fresán revient avec la Part inventée. Entre le réel et le fictif, un mot inventé par l’auteur lui-même résume absurdement bien son œuvre : « Biothèque », qu’il définit par  : « Une vie n’est faite que de livres ». À l’heure où certains ne laissent que cent quarante mots pour s’exprimer, Fresán…

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