Un comble : ces dernières années, la critique a mauvaise presse. Mais de quelle critique et de quelle presse parle-t-on ?

lcCertainement pas de celles que défend Karoo, certainement pas de celles que vous avez l’habitude de fréquenter si vous lisez ces lignes. Alors laissons là les communicants du samedi soir et les forçats des bureaux paysagers, et revenons à nos moutons noirs. Car la critique, d’un art de juger les œuvres de l’esprit, s’est désormais transformée en art de l’indocilité. Et il faut bien l’être, indocile, pour ne pas se repaître seulement de la soupe populaire, bien que payante, que nous servent trop de médias. Il s’agit de bouger, de danser, et parfois même de se battre pour que vive une critique digne de ce nom.
Faisons vivre un esprit critique qui soit un ruban de Möbius, sur lequel s’envolent l’acteur et le spectateur, l’amateur et le professionnel, les œuvres et les points de vue. C’est le défi que vous lance Karoo pour cette nouvelle saison, à vous lecteurs et à vous rédacteurs !