Si en Belgique la fête des rois sert principalement d’excuse pour ne pas commencer son régime post-fêtes, en Espagne il en va tout autrement. C’est une fête nationale qui se célèbre dès le 5 janvier au soir.

Les villes sont en fête. Les familles sortent et célèbrent les Rois mages ((Les Rois mages (non, pas le film de Didier Bourdon et Bernard Campan), Gaspard, Balthazar et Melchior sont célébrés le 6 janvier, jour où ils ont rendu visite à l’enfant Jésus.)) qui se déplacent sur des chars lors d’une parade à base de musique, de jetées de bonbons et de représentations chrétiennes. De quoi se mettre de nouveau dans l’esprit de Noël. Mais vient ensuite la galette. Et si j’ai toujours pensé que les galettes étaient semblables d’un pays à l’autre (comme les couques, les croissants et autres pâtisseries), il n’en est rien ! Celle d’Espagne diffère en tout point de celle à laquelle nous sommes habitués en Belgique. Que ce soit en termes de goût ou d’aspect. En Belgique, nous avons l’habitude des galettes fourrées à la frangipane même si les recettes varient d’un pâtissier à l’autre évidemment. Mais en Espagne – surprise –, ce que nous appelons la galette a une forme d’anneau (en référence à Saturne), est brioché, se présente avec ou sans crème pâtissière et s’appelle el tortel ou el Roscon. Donc… rien à voir ! Ah si, la fève !

Aussi, fait très important, le 6 janvier est un jour férié au même titre que Noël puisque c’est ce jour-là que s’offrent les cadeaux (et non pas le 24 ou le 25 décembre comme dans de nombreux pays européens). D’où ma surprise le samedi 6 au matin en trouvant un paquet de bonbon laissé par ma colocataire devant ma porte de chambre. Pareil avec une collection de mini-stylos de couleur en arrivant au travail lundi matin ! #bienentourée. Mais ce qui m’a le plus surprise à mon retour reste la vie urbaine… 17°, un ciel bleu, des gens plein les rues. L’hiver n’a clairement pas son mot à dire à Barcelone.