C’est officiel, j’ai adopté Barcelone. Je le crierais bien sur tous les toits des petites maisons barcelonaises. Mais je suis trop occupée… Il y a tant à faire dans cette ville que je dois modérer mes sorties. Tantôt à gauche, tantôt à droite, je me retrouve divisée tous les soirs…

J’admets avoir des difficultés à dire « non ». Tant de difficultés que ma coloc’ m’a offert le No Button. Malgré tout, le choix reste rude dans cette Cité d’Or. C’est pourquoi je me retrouve rapidement à tergiverser entre deux expositions, deux soirées d’échanges linguistiques, deux quizz, deux dégustations de vin… Bon, j’ai beau me plaindre de ne pas avoir assez des vingt-quatre heures de la journée mais au fond, nous savons tous que je me régale. L’idéal serait tout de même d’avoir des journées sans fin pour avoir le temps de tout faire. À l’exception que nos journées ne se répéteraient pas. Juste, nous n’aurions pas besoin de dormir. L’autre soir, j’ai essayé d’organiser non pas une journée mais une soirée sans fin. En pleine semaine. Un lundi. Et j’ai fini sur les rotules…

Après le travail, j’ai kidnappé ma coloc’ pour l’emmener au  GUZZO, l’un de mes bars préférés aux serveuses exécrables, afin de contempler le street artist brésilien Hugo Elias décorer l’un de leurs murs. Malgré l’attitude déplorable des employées, nous avons tout de même pu avoir accès au seau de crayons et au bloc de papier afin de nous prêter au jeu : nous aussi nous sommes des artistes ! Mais en dégustant un chardonnay, s’il vous plaît... Une fois notre œuvre d’art terminée et enroulée, nous l’avons glissée dans une des fentes prévues à cet effet #hispterbar. Le même soir, je me retrouve au petit concert du groupe argentin Phonalex au bar LUTE, dans le quartier de Sants, très peu fréquenté par les touristes. Ce groupe « muy chullo1 » me fait vibrer durant une heure. La communauté sud-américaine est grande à Barcelone.

L’immersion suit donc son cours.

Les week-ends, mon ami A. m’entraine avec lui pour toujours mieux découvrir les rues étroites mais splendides du quartier de Gràcia. En chemin vers sa librairie préférée – qui deviendra vite la mienne également –, je tombe nez à nez sur un magasin de gâteaux. Je m’arrête, sous le choc. C’est le destin qui nous unis, c’est une évidence ! Un petit follow sur Instagram plutôt que de nous donner une carte de visite et hop, Sil’s Cakes et moi, c’est pour la vie ! Et des magasins gourmands, il y en a beaucoup à Barcelone…

Hormis mes craquages intempestifs, je me délecte toujours autant de cette ville dans laquelle je me sens bien. Ici, j’ai ma place. Je ne me sens pas telle une touriste de passage mais plutôt comme une expatriée ancrée dans le quotidien barcelonais. Expérimentant, comme eux, les manifestations, les transports en commun, les restaurants et bars méconnus des touristes. 

Le fait de mieux comprendre la langue et de rencontrer les locaux à travers des échanges linguistiques m’a permis de m’immerger dans cette culture dont je ne connaissais finalement que très peu de choses. Si je maîtrise un minimum le castillan, il va me falloir beaucoup de motivation pour apprendre le catalan. Moi qui n’ai pas pris le temps d’apprendre le néerlandais… Prochain challenge ?


  1. « Super cool ».