Rédacteur Sarah Meurisse

Jeune romaniste et amoureuse de théâtre, j’essaie de sortir ma plume des carcans académiques grâce à l’exercice de la critique. Et ça me plaît !

Ses articles

  1. scène

    Le Réserviste
    Faire ou ne pas faire

    Dans le Réserviste, c’est la valeur sociale accordée au travail qui est interrogée. Puisque « la paresse est mère de tous les vices », le travail est érigé en vertu incontestable dans nos sociétés modernes. Mais elle n’est pas pour autant incontestée. Ce texte de Thomas Depryck donne, non sans humour, un éclairage résolument…

  2. scène

    Tristesses
    héroïques

    L’univers d’inquiétante étrangeté d’Anne-Cécile Vandalem (After the Walls/Utopia, Habit(u)ation, Michel Dupont) est de retour sur les planches avec Tristesses, une comédie noire sous forme de polar scandinave qui nous questionne sur les mécanismes du pouvoir. Prix de la critique 2016 du meilleur spectacle, cette pièce singulière avait déjà fait sensation au festival…

  3. scène

    Des dactylos délicieux
    mais un tigre de papier

    Dans les Dactylos et le Tigre, présentés au Boson du 11 au 29 octobre, c’est la perte de nos illusions de jeunesse qui nous est contée, et au travers, la question de la réussite sociale qui se voit interrogée. Ces deux courtes pièces de l’Américain Murray Schisgal sont mises en scène par…

  4. scène

    Hallo
    Martin Zimmermann,
    seul, dans une boîte

    Dans Hallo, son premier seul en scène, Martin Zimmermann fait montre une fois de plus de son sens du mouvement mais peine à se renouveler. Après l’excellentissime Hans was Heiri, Martin Zimmermann revient sur les planches avec un premier spectacle solo, Hallo. Ce véritable artiste du mouvement, génie de la scénographie et…

  5. scène

    Schitz
    Ironie et désespoir
    d’une famille en décrépitude

    Après L’enfant rêve de Hanokh Levin, David Strosberg porte sur les planches du Théâtre des Tanneurs Schitz, du même auteur, figure majeure du théâtre israélien contemporain. Ce texte truculent et féroce, porté par un casting d’une vigueur exquise, dénonce l’obsession de l’argent, l’égoïsme et la veulerie d’une société en proie à un vide existentiel désespéré.…

  6. scène

    Ébats et badauderies
    d’un blaireau de BD

    Après Kermesse, Trop de Guy Béart tue Guy Béart ou encore Poney pour toujours, la Compagnie Victor B. continue de détonner et d’étonner avec son hilarant spectacle Francis sauve le monde, adaptation brillante de la série de bandes dessinées Francis blaireau farceur de Claire Bouilhac et Jake Raynal. Une drôlerie déconcertante à voir au Théâtre…

  7. scène

    Deux cœurs
    en manque d’eux-mêmes

    Avec Lisbeths, c’est un véritable bijou d’intimité que nous présente le duo complice Georges Lini et Isabelle Defossé. Attachant et efficace, il nous emmène dans les mécanismes obscurs du couple amoureux. Un spectacle confidentiel dont l’écriture, entre euphorie et détresse, est d’une poésie délicieusement énigmatique. À la terrasse d’un café à Tours, Lisbeth et Pietr…

  8. scène

    Est-ce si absurde
    d’attendre Godot ?

    La mise en scène épurée de Jean-Pierre Vincent rend un hommage des plus réussis à Samuel Beckett, plus de soixante ans après la première représentation d’En attendant Godot. Sa devise « Rien n’est plus drôle que le malheur […], c’est la chose la plus comique au monde » y est illustrée avec brio par les excellents Abbes…

  9. scène

    « Hier, j’ai été voir
    un spectacle sur un type
    qui perd son doudou »

    Étrange objet qui nous est présenté par Eno Krojanker et Hervé Piron, un duo attachant et efficace quand il se balade sur la « frontière fictionnelle, entre le vrai et le faux ». Spectacle issu d’une recherche dans le cadre de L’L, C’est toujours un peu dangereux de s’attacher à qui que ce soit est une réflexion…

  10. scène

    Rencontre avec l’inénarrable
    compagnie Transquinquennal

    Pour leurs vingt-cinq ans, nous avons rencontré la compagnie Transquinquennal, actuellement au Théâtre Varia avec la Estupidez (la Connerie) de Rafael Spregelburd, prix de la Critique en 2012. Entretien avec Stéphane Olivier, Bernard Breuse et Miguel Decleire, les trois membres du noyau dur du collectif bruxellois. Un premier papier pour Karoo est forcément un peu…