critique &
création culturelle

La Bataille de Gaulle

« La France libre fut africaine »

Il est le diptyque français événement dont tout le monde a parlé cet été, avec éloges ou critiques. Deuxième long métrage de l’ancien diplomate Antonin Baudry, La Bataille de Gaulle retrace le parcours romanesque de l’un des plus grands noms de l’histoire de France. Seul contre tous, Charles de Gaulle est présenté comme un Don Quichotte moderne, que personne ne prenait au sérieux et qui pourtant aurait sauvé la France.

Widow’s Bay

Le hit de l’été à binger cet automne

Dans une petite ville au large de la Nouvelle Angleterre, une malédiction sévit : brouillard, tempêtes, morts inattendues et apparitions mystérieuses… Salem ? Non, c’est Widow’s Bay, série d’horreur cosy et comique tout autant référencée qu'originale.

Lord of the Flies

Quand le paradis manque d’enfer

Plus de septante ans après la publication du roman de William Golding, Lord of the Flies revient sous la forme d’une ambitieuse série BBC signée Jack Thorne. Entre esthétique contemplative, réflexion sur la masculinité adolescente et volonté de psychologiser ses personnages, cette adaptation moderne revisite un classique incontournable. Mais à force de vouloir expliquer la barbarie, ne risque-t-elle pas d’en atténuer le mystère ‒ et donc la puissance ?

Resident Evil

La fidélité pour le meilleur et pour le pire

Adapter un jeu vidéo au cinéma n’est pas une mince affaire. Nombre s’y sont essayé, avec plus ou moins de succès. Auréolé de son dernier long métrage, Zach Cregger revient cette année avec une nouvelle adaptation de la saga Resident Evil. Entre inspirations, clins d’oeil et libertés, ce film nous fait revivre sur grand écran l’expérience des jeux : peut-être un peu trop bien ?

Le Gâteau du président

L’absurdité d’un chef d’État

Le Gâteau du Président, premier film du réalisateur irakien Hasan Hadi, décrit un bout volé de l’enfance d’une jeune fille contrainte de servir les aspirations rocambolesques de son président. Récompensée d’une Caméra d’or lors du festival de Cannes, l’œuvre politique, menée avec justesse, nous ouvre les portes d’un pays dont l’histoire est encore trop peu présente à l’écran.

Teenage Sex and Death at Camp Miasma

Un regard, du sang et beaucoup de désir

Vous aimez les slashers, les gerbes d’hémoglobine et les tropes du cinéma de genre ? Teenage Sex and Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun devrait vous parler. Mais pas tout à fait comme vous l’imaginez. Car à travers ses protagonistes et sa mise en scène, le film détourne les codes du genre pour parler de désir, de regard et de ce que signifie se perdre dans une œuvre.

The Invite

Dans toutes les pièces

Olivia Wilde s’empare à nouveau de sa casquette de réalisatrice pour proposer un remake de Sentimental, un film espagnol datant de 2020. The Invite offre un regard original et inattendu sur les relations entre voisins et leur potentiel romantico-sexuel. Entrez dans un huis clos aussi tordant que tout en tension, sur fond de violoncelle endiablé.

Jim Queen

Quand la satire court plus vite que son récit

Avec Jim Queen, Nicolas Athané et Marco Nguyen imaginent une épidémie d’un genre inédit : l’hétérosexualité devient contagieuse et menace une communauté homosexuelle contrainte de se réinventer. Entre satire queer, culte du corps et autodérision, le film déborde d’idées et d’énergie. Mais à force de courir après le rire, cette comédie aussi libre qu’excessive peine parfois à faire avancer son récit au même rythme que sa pensée.

L’Odyssée de Christopher Nolan

Traverser les tempêtes de l’oubli

Autopsie philo-cinématographique #7

Nostalgie, mémoire et identité : L’Odyssée (Christopher Nolan, 2026) nous plonge au cœur d’un voyage par delà temps et esprit. Dans un monde à la dérive, Ulysse cherche à regagner sa place. Entre poésie et terreur, Nolan joue avec notre crédulité et nous offre un modèle pour affronter les tempêtes de la vie.

Sirens de Ludwig Göransson

This Is Your Song (130)

Et si, pour retrouver l’Antiquité, il fallait commencer par s’en éloigner ? Pour The Odyssey, Ludwig Göransson délaisse les grandes envolées symphoniques et emprunte des chemins sonores plus expérimentaux. Aulos, lyre, bronze et voix se mêlent dans un paysage sonore impossible à situer, où les Sirènes semblent réveiller ce que nous avions oublié avoir perdu.