Rédacteur Nicolas Marchal

Nicolas Marchal naît en 1977, trois jours précisément après la mort d’Elvis Presley, et on en pensera ce qu’on voudra mais tout de même. Traverse effaré les années 80, partagé entre l’amertume de la défaite des diables rouges en demi-finale contre l’Argentine et la perplexité face à la victoire de Sandra Kim au concours Eurovision. S’intéresse à la littérature pour se venger du mauvais sort qui s’acharne sur lui (en vrac : son incompétence footballistique, la manie qu’ont les filles de son âge de s’intéresser aux autres garçons, les obstacles à sa carrière de rock-star). Fonde diverses revues éphémères, le temps de trouver une femme qui le supporte. Devient alors enseignant zélé et honnête père de famille, conducteur prudent et grand coureur des bois. Parvient, en faisant croire aux siens qu’il est dans son bureau pour corriger des dissertations, à rédiger trois romans. Publie en 2008" Les conquêtes véritables" aux Editions namuroises, qui obtient le Prix des auditeurs de la Rtbf en 2009 ; puis récidive avec "La tactique katangaise", aux Editions La Muette, en 2011 ; remet ça en 2014 avec "Agaves féroces" chez Aden. Il a aussi écrit un feuilleton inédit pour Bela, "La Peau de l'ours", publié en ligne et puis en papier et en ePuB dans FEUILLETON, une coédition BELA / La Muette.

Ses articles

  1. livres

    L’autre ivresse

    Les livres de Thierry Horguelin sont des verres d’alcool fin et précieux, le marc de ce que d’autres auteurs plus prolixes ou moins rigoureux diluent dans l’eau : on sirote du Horguelin tous les trois ou quatre ans, et l’ivresse elle aussi est d’une qualité rare. Après son entêtant Alphabétiques, où l’auteur déployait…

  2. livres

    L’usage du faux (3)
    La copie

    Nicolas Marchal poursuit pour Karoo sa série d’articles intitulée « l’usage du faux », réflexions sur la fiction et ses frontières, ses infinis, ses jeux de miroirs. Après le rapport au réel et la place du mensonge dans la fiction, voici le troisième épisode : du bon usage du plagiat. Ces deux…

  3. livres

    L’usage du faux (2)
    Le mensonge

    Nicolas Marchal poursuit pour Karoo sa série d’articles intitulée « l’usage du faux », réflexions sur la fiction et ses frontières, ses infinis, ses jeux de miroirs. Après s’être frotté au Réel, voici le deuxième épisode : où l’on se demande si écrire, c’est mentir ? « Et depuis quand sais-tu que…

  4. livres

    L’usage du faux (1)

    Nicolas Marchal entame pour Karoo une série d’articles intitulée « l’usage du faux », réflexions sur la fiction et ses frontières, ses infinis, ses jeux de miroirs. Premier épisode, où l’on se frotte au Réel. Parfois le vrai savoir est sans importance, et on peut alors l’inventer. Javier Marías, le Roman d’Oxford…

  5. musique

    Pixies
    Doolittle
    un dépucelage musical

    N’est pas critique musical qui veut. J’avoue mon incompétence. En outre, si l’on me demande le titre de mon album fétiche, je fouille pour la forme, mais je sais bien où je finirai : je retombe toujours sur le même boîtier, Doolittle des Pixies. Alors mon incapacité se mue en outrecuidance. Doolittle,…

  6. livres

    La musique, les voix et le silence

    Tout le monde a ressenti la peur, tout le monde s’est déjà retrouvé face à quelque chose ou quelqu’un qui le terrifiait ; mais l’angoisse véritable est réservée à une catégorie très particulière de sensibles : celles et ceux qui laissent entrer la peur à l’intérieur d’eux. C’est une mécanique littéraire de…

  7. livres

    Paul Emond :
    le Tour de force

    Les éditions Maelström viennent de publier le dernier roman de Paul Emond, les Vingt-Quatre Victoires d’étape du peintre Belgritte. Du pur Emond, de la meilleure cuvée. Bon sang de bonsoir. Huit ans qu’on attendait le retour romanesque d’un des écrivains contemporains les plus fascinants et généreux. Le sérieux est un continent mystérieux…

  8. livres

    Saul Karoo,
    un artiste de la soif

    Les éditions Monsieur Toussaint Louverture balancent, une fois de plus, un (très gros) pavé dans notre mare. On est trempé jusqu’aux os. Et on en redemande. Il a fallu quinze ans à Karoo, le roman posthume de Steve Tesich, pour traverser l’Atlantique, et quelques pages à peine au lecteur pour faire le…