« Classe : Qualité exceptionnelle, distinction de quelque chose ou de quelqu’un. » Voire de plusieurs quelqu’uns en l’occurrence ; avec évidemment, en figures de proue, ces lascars de Dan Aykroyd et John Belushi. D’ailleurs, il convient mieux ici de parler de clââsse (si, si, ça existe, c’est un supersuperlatif). Je veux dire, c’est fou ce que ces deux mecs peuvent dégager niveau prestance. Puis, quel film marquant (je parle bien ici de l’original de 1980, non pas du remake de 2000) ! Pour bien des gens ; et à bien des égards. Notamment grâce au nombre impressionnant de guest-stars venant proposer des featurings plus redoutables et efficaces les uns que les autres. Parmi lesquels citons entre autres : Ray Charles, Aretha Franklin, John Lee Hooker, James Brown ; ça va quoi...

Personnellement, je devais avoir à peine douze ou treize ans quand ils m’ont fait découvrir ce que ce signifiait « être cool ». Et cet extrait, cultissime, qui ponctue l’une des dernières scènes, est bien sûr musicalement délectable ; mais pas que… Car The Blues Brothers, c’est aussi une ambiance, et ce passage en cristallise parfaitement toute l’essence. Bref, l’effet est non négociable et, lorsque le générique de fin arrive, on se retrouve avec une seule envie : enfiler son costard, ses lunettes de soleil et tenter, vainement, mais sincèrement, d’approcher leur degré de coolitude. Voilà ce que représentent pour bon nombre l’histoire de ces Laurel et Hardy du blues. Et voilà pourquoi ce film devrait être un passage éducatif obligé pour tout adolescent et surtout (vraiment) si c’est un belieber ou un directioner (je vous laisse googler ça). Alors, oui, toi, petit boutonneux en quête de stabilité hormonale, sache que la nonchalance et la classe ne sont pas toujours inconciliables.