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Doux et sensible, délicat et si juste, Mouloudji le mélodieux a bercé mon enfance.

L’adolescent des Disparus de Saint-Agil (Christian-Jaque, 1938) obtient ses premiers succès dans la chanson au début des années cinquante. En 1954, dans le film à sketches Secrets d’alcôve, il interprète, sur une musique de Georges Van Parys, la sublime valse intitulée Un jour tu verras, dont il a écrit les paroles.

Jamais promesses du hasard ne furent si belles, avec leurs délicieuses et parfois maladroites inversions — par les rues nous irons ; ta taille je prendrai —, leurs compléments inattendus — nous danserons l’amour —, leurs subtiles associations — plein de brume et de mélancolie.

La chanson n’hésite pas même à faire rimer gris avec gris — gris de la place et gris des âmes — pour offrir au bonheur et à l’amour un intime et paradoxal écrin.