À dix-sept ans, tout bouge. Religion, politique, éducation parentale, scolaire, autant de dogmes que l’on veut faire exploser. Un peu hippie, un peu anar, on est prêt à tout rejeter, et à tout accepter… sous prétexte de nouveauté. L’âge de la majorité, et la rigide université, guettent, et inquiètent.

Comme dit Pierrick Servais dans son génial court métrage J’ai vomi dans mes corn flakes (2004, déjà …) : « [Les jeunes] trouvent le mot révolution très beau. Ça ressemble à révolver, mais surtout à évolution. »

À dix-sept ans, la voix de Neil Young déchire le fracas : « Hey hey, my my, rock’n’roll will never die. » Le rock ne mourra jamais. Et ça, à dix-sept ans, on y croit. On a besoin d’y croire. Seule certitude dans le chaos.

Peut-être parce que justement le rock n’est pas vraiment un gardien de l’ordre établi. Son éternité, que Neil Young promet, est une garantie permanente de liberté et d’indépendance. Il devient un point de repère dans la tempête. Que ce soit out of the blue ou into the black : rock’n’roll is here to stay

Hey hey, my my