Reprise d’une chanson inusable — inépuisable et inépuisée —, le While My Guitar Gently Weeps de Micah P. Hinson nous ouvre un monde.

Parce qu’il offre le tout — tout ce que l’on (re)connaît déjà, ce que l’on aime à jamais — et son supplément : une manière bien à lui de pleurer, de vivre et d’interpréter, d’arranger, de produire, de sublimer.

Parce qu’il nous découvre un musicien d’exception qui, sous ses pochettes puissamment érotisées, déploie depuis quelque quinze ans une formidable présence, rendant presque obsolètes les mots tradition et modernité.

Songwriter revenu plusieurs fois de loin — fondamentalisme chrétien de son enfance dans le Tennessee, addictions diverses, accident de la route presque fatal —, homme de l’Amérique buissonnière, [avec] plein d’épines dans les buissons (Stéphane Deschamps), Micah P. Hinson était bien placé pour reprendre, en le transfigurant, le triste et sublime constat poétique du grand George Harrison.

 

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While My Guitar Gently Weeps

de George Harrison

par Micah P. Hinson

sur l’album All Dressed Up and Smelling of Strangers

Full Time Hobby, 2009