Je vois la mer dans mon café
Juliette un bretzel dans un teckel
C’est fou parfois ce don qu’on a
d’imaginer les choses où elles ne sont pas
Peindre à la gouache pour laisser une trace
montrer aux autres ce que l’on voit
s’en mettre plein les doigts

Dans mon monde rêvé
les cailloux sont des grains de café
les algues, des pâtes pesto bien huilées
Cet univers, il m’appartient
j’en connais les couleurs, les parfums
M’y réfugier est rassurant
comme un souvenir d’enfant

Fuir un quotidien qui nous échappe
et créer le sien
à coups de textes ou de dessins
Construire des routes arc-en-ciel
et des cascades de miel
Tordre la réalité
pour continuer d’avancer

Et vous, quels seront vos choix
De quelle couleur sera votre mer
quelle forme auront vos doigts
Vous avez le mois pour y penser
et la vie pour tout transformer

Je vois la mer dans mon café
Juliette un bretzel dans un teckel
Pourvu que nos mondes imagés
continuent d’exister
et qu’un jour, on se réveille
sous un autre soleil