James Ensor aux manettes
Calendrier Karoo : février
Fond d'écran (33)

Fin 2025, Karoo publie un nouvel objet éditorial : le Calendrier Karoo. Créé autour du thème de la récupération et du détournement, ce calendrier perpétuel réunit douze artistes locaux émergeant·es, toutes disciplines confondues, sélectionné·es par douze membres de la rédac' à l'origine du projet. Chaque mois, l'un·e d'entre elles et eux s'empare d'une image qui a marqué sa rétine et s'en inspire pour écrire son fond d'écran personnel. On retrouve Thomas Waterzooi en février avec son jeu vidéo Please, Touch The Artwork 2.
Cette image, tirée de l’univers débridé de James Ensor, semble être une fenêtre entrouverte sur un rêve éveillé, un carnavalesque cauchemar où chaque détail chuchote une histoire secrète. Ici, la beauté naît du désordre.
Dans Please, Touch The Artwork 2, les pixels illuminent l’œuvre d’un homme disparu depuis longtemps. Une œuvre gorgée de couleurs, de fracas et d’anarchie. Une œuvre si diverse qu’elle surprend : natures mortes, paysages, portraits, fabulations. Le tout se mêle dans une exposition interactive où les nouvelles formes d’expression s’allient aux anciennes.
On a l’impression de fouler un musée hanté, où chaque tableau s’anime et murmure une histoire inédite. Les personnages d’Ensor jouent le rôle de PNJ. Ils nous missionnent, nous défient, nous récompensent. Septante-six ans après la mort de leur créateur, les voilà dotés d’une nouvelle vie, d’un nouveau métier. Eux non plus n’ont pas été épargnés par la révolution numérique.
Alors, on scrute les détails : ceux qui trompent, ceux qui ne trompent pas. On se laisse troubler par ces souvenirs déformés, par les sensations d’un peintre dont l’esprit revient hanter nos doigts.