Rédacteur Raissa Alingabo Yowali Mbilo

Je me réveille tous les matins comme le gosse qui dit « quand je serai grand, je serai… ». Et je provoque la suite de l’histoire. Je ne serai probablement jamais astronaute, pharaon ni espion et je n’ai pas de machine temporelle. Alors je vais au théâtre et au cinéma ou je fais du monocycle en portant des chaussettes cool tous les jours. J’aime l’amour heureux, la bonne compagnie, la solitude choisie et sereine, la bienveillance, le soleil et la poésie. Rien de plus simple et de plus niais sûrement mais tellement vrai. J’aime gribouiller des mots ou des bateaux comme celui gravé sur ma côte droite par un artiste montois. Ou j’en fais avec les papiers brouillons du bureau quand je rêvasse. Pour moi, l’ « Art » (bruit d’orgues s’il vous plait) est à la portée de toutes les personnes capables d’utiliser leurs sens et surtout, de les écoute. Ce n’est pas un truc snob du tout ou inaccessible, c’est en nous. Tout est à la portée de ceux qui se questionnent de toute façon.

Ses articles

  1. livres

    Surface de réparation
    l’errance exquise
    d’un doux branleur sans but

    Surface de réparation d’Olivier El Khoury parle d’un footeux qui semble foutu : une plume simple, vraie et fleurie, mais tendre dans sa patte. Et si le personnage est un macho a priori sans profondeur, on s’y attache pourtant. Peut-être parce que, de façon incompréhensible, il nous ressemble…

  2. scène

    Ode à la rage de vivre
    Témoignage d’Alison Barnich

    Alison Barnich est bachelière en théâtre au conservatoire royal de Mons. Pour le cours de Frédéric Dussenne, les étudiants ont dû monter une pièce muette et originale, basée sur l’enchaînement d’actions et le travail du mouvement.

  3. cinéma

    Carnivores
    Mes os, mon sang, ma chair

    Donc hier, j’ai été tester les fauteuils moelleux du Palace à l’occasion de l’avant-première du film Carnivores des frères Renier. C’était évidemment juste pour admirer la belle Leïla Bekhti. Il y a un truc pas juste avec les Leila : elles sont souvent aussi belles que leur prénom au-dedans et au dehors.…

  4. scène

    C’est effectivement toujours un peu dangereux de s’attacher à qui que ce soit

    Parce que le spectacle est étonnant et surprenant : C’est toujours un peu dangereux de s’attacher à qui que ce soit, proposé au Varia en janvier dernier, laisse traîner des souvenirs indélébiles et une impression d’expérience hors du commun. Faisons quelques pas en arrière. 

  5. scène

    Amour(s)
    de lettres en lettres…

    Amour(s) est une pièce inspirée des lettres de Paul Léautaud à une mère absente. Bruno Emsens s’empare de cette histoire d’amour particulière entre retrouvailles et déchirures. Paul est un jeune homme abandonné par sa mère, Jeanne, alors qu’il n’a  que quelques jours. Il la retrouve des années plus tard, à l’âge adulte.…

  6. scène

    Les Carnets du sous-sol
    les visages
    spectraux de la foule

    Le Boson c’est un peu comme une soirée entre amis, posée et tranquille. C’est un monde discret, un endroit coincé entre deux maisons, un lieu inattendu. Et c’est avec Benoît Verhaert et son adaptation d’une nouvelle de Fiodor Dostoïevski, Les Carnets du sous-sol, publiée en 1864, que je l’ai découvert. La pièce…

  7. scène

    Le Paradoxe du tas
    Côte à côte le langage
    et le silence

    Le Paradoxe du tas est une pièce essentiellement construite sur l’incapacité à communiquer. Et ça tombe bien, car elle est majoritairement écrite sans mots. Les personnages n’ont pas de nom, tant mieux, puisqu’ils ne s’appellent pas. On éteint nos portables dans la petite salle des Riches-Claires. C’est l’histoire de voisins rangés dans…