critique &
création culturelle
Hebdo #383 — 20/02/2024

« L’émotion crée la réalité, la réalité exige l’action. » Brian Eno

Entretien avec Marie Gomis-Trezise

« Je cherche à créer une esthétique unique tout en célébrant l'authenticité des voix artistiques de la diaspora africaine. »

Alors que sa troisième exposition Future Gaze bat son plein, Marie Gomis-Trezise nous a ouvert les portes et les coulisses de sa galerie. Niché dans le quartier cossu du Sablon, le projet fait la part belle à la photographie africaine contemporaine et offre un regard frais au huitième art. 

Daaaaaalí ! de Quentin Dupieux

Du rêve sous la moustache

Guldentop de Marie Gevers

Estomper les contours de la mémoire

Eidolon : Athènes, Londres et Téhéran

Chapitre II : Londres (1/2) - De Benji en Benjamin Vaughan

Le Petit Roi de Mathieu Belezi

Violence ou désespoir ? Telle est la question !

Festival Anima 2024

Vers l’infini et au-delà

Anima, le festival de longs et courts métrages d’animation est de retour ! Pour la 43e édition du festival, Karoo vous emmène à la découverte de la programmation : du 23 février au 3 mars, découvrez les meilleurs films d’animation nationaux et internationaux.

Pauvres Créatures de Yórgos Lánthimos

Une folle aventure irrévérencieuse

Dans son dernier film, le réalisateur grec Yórgos Lánthimos propose un univers baroque audacieux, sublimé par la prestation instinctive d’Emma Stone. Plus qu’un récit initiatique sur l’émancipation féminine, Pauvres Créatures promet une expérience cathartique sur fond d'onirisme et de jubilations.

Fils de bâtard

Parlons de toi, Maman

Avec Fils de bâtard, Emmanuel De Candido égale le très acclamé Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ? et nous offre un chef-d'œuvre qui allie rage et tendresse, humour et amour (maternel et filial). À voir au Théâtre de Poche jusqu’au 26 février.

Hebdo #382 — 13/02/2024

« On a peur mais ça va » Andrea Thominot

Madame Georgette

Photo-utopie d'un territoire

Dé/nicher #1

Dans ce voyage visuel consacré au thème de dé/nicher, s’inscrit ici une autre démarche sensible qui mérite le temps narratif d’un arrêt. Ce projet porte le nom de Madame Georgette, un dispositif implanté sur une remorque à vélo, habillé en camera obscura itinérante et doté de grandes lunettes optiques. Pour citer leurs créateurs, Pauline Tsikalakis et Flavio Montrone : « Madame Georgette est comme une grand-mère qui observe, enregistre et partage les images et les histoires des territoires belges et de ses habitants. »

Madame Georgette

The Zone of Interest de Jonathan Glazer

Déréalité et anomalie

Nouveau chef-d’œuvre de Jonathan Glazer, La Zone d’intérêt s’impose comme un film majeur de notre temps, tant par la radicalité de sa mise en scène que par la profonde intelligence de son propos. Expérience cinématographique totale, le long métrage interroge par son traitement du son et du hors-champ la représentabilité même de la Shoah.

Eidolon : Athènes, Londres et Téhéran

Chapitre I : Athènes - Hélène est et n’est pas arrivée à Troie

L’existence est traversée de fantômes, de personnes qui, un jour, ont marqué l’existence pour s’évanouir parmi les songes. Comme pour moi Benji Vaughan et Siavash Amini, un jour adulés et la nuit venue enfouis sous terre. Or, chacun a sorti en 2023 un album sur le thème de l’eidolon, mystérieuses présences crépusculaires. L’occasion rêvée de partir à la chasse aux fantômes en arpentant le monde depuis la Grèce Antique jusqu’à Londres et Téhéran.

Entretien avec Lucie Lefauconnier alias Lou K.

Le punk et la poésie comme catharsis

Vivre, Le compte à rebours de Boualem Sansal

Un futur étouffé par le passé

Publié en janvier 2024 chez Gallimard, le nouveau roman de Boualem Sansal, Vivre, Le compte à rebours, risque de vous faire manquer d’air. Paolo fait partie d’un groupe, les Appelés, qui trouveront refuge dans un vaisseau extraterrestre afin de fuir la planète Terre qui, dans 780 jours, connaîtra sa destruction. En utilisant le thème récurrent de la fin de notre monde sur Terre, Boualem Sansal pointe du doigt les maux qu’il perçoit de notre société contemporaine. Prenez une grande inspiration avant de vous plonger entre ces lignes.

Fallen Leaves d'Aki Kaurismäki

Pas encore fané

On a peur mais ça va d'Andrea Thominot

Une poésie narrative qui s'étire à contre-courant

Dans son dernier recueil On a peur mais ça va, Andrea Thominot nous plonge dans une poésie narrative d’un genre nouveau, débarrassée du « je » et pourtant résolument fédératrice. Sa plume est aérienne, musicale, touchante. Elle dessine un univers où les mots s’étirent, s’étonnent, créent de l’espace pour (s’)interroger et revisite tout en subtilité le rapport à la nature et le lien à soi.

Nominés au Magritte 2024...
Hebdo #381 — 06/02/2024

« Quelles scènes si on annonçait demain la fin du monde. » Paul Léautaud

Jusant

De la contemplation et des vertiges

Puisque c’est la fin du monde de Claire Olirencia Deville

« Accroche-toi aux branches ça va secouer »

Dans le recueil écoféministe Puisque c’est la fin du monde, la Bruxelloise Claire Olirencia Deville passe au crible de sa poésie libre et virulente la lie de l’humanité. Les « idées sclérosées qui ont flingué le monde » n’ont qu’à bien se tenir… Demain peut arriver.

Monster d'Hirokazu Kore-eda

Monstueusement innocents

Finale du concours-circuit 2023

De nouvelles fleurs dans la serre du Botanique

Le Concours-circuit c’est un peu le Koh-Lanta de la musique en Fédération Wallonie-Bruxelles : 460 candidatures pour cinq groupes en finale. Le 8 décembre avait lieu l’épreuve des poteaux au Botanique. Sans les vagues, sans les poteaux. Mais des concerts pour tous les goûts ‒ ou presque. Focus sur une soirée diversifiée et diversifiante.

Le Plus Court Chemin d’Antoine Wauters

Dans les pas d’un « marcheur solitaire »

La maison d’en haut de Besili Trafic

Le fantasme d'une catasrophe écologique rurale

En proposant une fiction rurale au creux d’un petit village jurassien, le collectif d’artistes belgo-suisse Besili Trafic transcende la catastrophe écologique sans précédent subie par sa terre d’accueil provisoire. Sous ses airs de documentaire loufoque, La maison d’en haut dévoile un trompe-l'œil astucieux qui se joue du réel sans craindre le ridicule : entre pessimisme caricatural et résilience extravagante.

Agenda du mois de février
Dé/nicher