Saviez-vous qu’avant le Drôle de Noël de Scrooge, long métrage américain de 2009 réalisé en motion capture par Robert Zemeckis, plusieurs réalisateurs britanniques avaient adapté le célèbre roman de Charles Dickens, A Christmas Carol, au cinéma ?

Une première adaptation, Scrooge or Marley’s Ghost, sortit déjà en 1901, réalisé par Walter R. Booth. Une seconde en 1908, une troisième en 1910…

Puis d’autres suivirent. En 1935, Henry Edwards l’adapte à son tour dans une première version parlante, invitant Seymour Hicks, qui incarna le misanthrope en 1913 dans le Scrooge de Leedham Bantock, à le réincarner.

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Moins de vingt ans plus tard, en 1951, Brian Desmond Hurst réalise sa version. D’emblée, une ouverture musicale lourde et agressive, alternant avec le même thème que dans le précédent, installe un ambiance sombre et grave.

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En résulte une esthétique plus léchée, plus cinématographique, des effets spéciaux plus aboutis et un ton plus grave. Quant au physique de Scrooge, Alastair Sim semble avoir inspiré celui de 2009.

Arrive en 1970 l’adaptation de Ronald Neame, qui en fait un film musical. La forme adopte davantage l’esprit d’un conte que les précédents. Notez la présence d’Alec Guinness, qui incarne le personnage de Marley.

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Téléfilms, pièces de théâtre, films d’animation… le conte a pris bien d’autres formes. C’est dire comme le premier conte de Dickens en a marqué plus d’un, et figure parmi les histoires les plus représentatives de ce fameux « esprit de Noël ».

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Charles Dickens A Christmas Carol Royaume-Uni, 1843