La couleur de la rubrique musique sur Karoo ne doit rien au hasard, mais tout à la pluie violette qui est tombée sur notre berceau.

Il paraît que je suis intarissable sur Prince, et c’est sans doute vrai. Aujourd’hui j’ai même envie d’en parler toute la journée. Certainement pas sous le coup de la tristesse ou de la nostalgie : je ne suis ni sentimental ni groupie et, pour tout vous dire, je m’en balance un peu que Prince Roger Nelson soit mort. Après tout, je n’entretenais pas de relation personnelle avec lui - et je ne dois pas être le gars le plus empathique du monde.

La musique de Prince, par contre, me donne toujours envie de causer. C’est une joie pure de l’écouter et de la partager. C’est une joie pure que je ressens à l’infini, sur commande, chaque fois que je le désire. Pavlovien, il me suffit d’écouter n’importe quelle chanson issue de l’un de ses douze premiers albums pour littéralement grimper au plafond.

Paradoxalement, et pour continuer à tout vous dire, je n’éprouve pourtant aucune envie d’écrire quoi que ce soit de structuré à ce sujet. J’ai juste envie d’aligner les mots, les idées, de me laisser aller à une bonne vieille séquence d’associations d’idées. Vous m’accordez cette danse ?

(Bon, pour ceux que ce genre d’exercice gonflerait, ce que je comprend très bien, je vous propose de vous contenter du clip. Les autres, rendez-vous en dessous.)

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Alors voilà, c’est parti, le temps d’une chanson : tout à la fois, chanteur, musicien, danseur, producteur, guitariste, batteur, bassiste, et le reste, beau, beau, beau, sexy comme l’enfer, ailleurs, signe des temps, tout à la fois, Marvin Gaye, James Brown, Jimi, Stevie, Michael, jeune, blues, funk, soul, piano, you, I would die for you, douze ans, le pied, new sensation, le son, la perfection, ça va de soi, rythme, rythme, rythme, rythme. Encore le rythme, encore le rythme, encore le rythme. La baise, les caresses, l’amour. Le mauvais goût, le meilleur goût, con comme un ballon, génie, jamais vu en concert, les meilleurs concerts qu’ils ont vus, no need to worry, no need to cry, si vous en voulez, j’ai tout chez moi, des dizaines de trucs inédits, quoi ? Des centaines ! Techno, ils n’auraient jamais écouté ça sans lui, purple heart, faire la fête, faire la fête, faire la fête !