Voir la vie en rose. Voir la vie en fougères et en plantes diverses, invasives et belliqueuses. Tirer à blanc, tirer à rose, tirer à rouge, étirer en longueur.

« Je est un autre » disait un jeune rebelle ; « tout est autre » doit-on en conclure. Le florilège de couleurs, d’aspects, de tailles, d’orientations et d’idéaux crée un florilège. Et toute fleur y est légère.

Au fond, tout est dit. Les formes manquent. Le spicilège ne se déploie qu’une fois la carapace percée. Et tout devient possible, mais, pour un temps, étouffé, sans oxygène, sans air, sans lumière, seulement contenu et espéré.

Une surface terne de campagnes ressassées ennuie, bien que canon, elle s’entête et sèche, nie, et s’acharne à nier.

Quand le combat se démène, entre la plus crue des violences et le plus doux des bouquets, les lions les plus féroces soit s’en pourlèchent, soit s’en contrefoutent.

Tandis qu’un enfant, à la mèche amusée, cultive le désir de comprendre et l’amour de se remettre à flots, à l’aide d’un livre, avec sa pomme dedans, le fruit interdit mais essentiel.