critique &
création culturelle

    El batia moûrt soû

    Grâce à la rencontre d’André Balthazar, de Pol Bury et d’Achille Chavée, La Louvière a vu naître la pensée Bul qui s’est épanouie avec le Daily Bul. Depuis 2009, les archives de cette formidable maison d’édition sont conservée au Daily Bul & C° , un centre d’archives doté d’une technologie de pointe que l’on peut apprécier ici .

    Récemment, la revue

    el batia moûrt soû

    , qui fête cette année ses 20 ans, a confié ses archives au Daily Bul & C°. Pour marquer le coup, une exposition s’imposait. Elle a été présentée du 31 janvier au 26 avril et s’intitulait

    20 ans de caricature et d’humour (1995-2015)

    .

    L’origine du nom du journal vient du titre d’une poquette volante (grande collection de textes brefs tirés à l’époque à 1000 exemplaires sans réédition possible) qui proposait une traduction en wallon du Bateau ivre de Rimbaud. Les bibliophiles classent généralement ce texte à côté d’ Ubu rwè , traduction d’ Ubu roi de Jarry par André Blavier éditée par Yellow Now.

    Mais laissons ces considérations biblio-wallonnes de côté pour en venir à l’essentiel. El batia moûrt soû est un journal satirique belge (écrit en français, qu’on se rassure) qui pourrait rivaliser avec Charlie Hebdo ou Siné Mensuel si les animateurs de ces publications n’étaient pas avant tout (presque tous) des amis. Karoo vous propose cette semaine un échantillon de l’exposition et, en fin de semaine, une interview de Serge Poliart, fondateur du journal.



    Couverture – Batia 71




    S. Poliart




    Curé – S. Poliart




    Le Sécateur




    Sergio




    Vulgaire




    Johanna




    Marc Bourgeois




    Picrit




    Couverture Batia 59 – Siné



    Crédits : Archives El Batia Moûrt Soû / Centre Daily-Bul & C°

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