à toutes ces créatures roulant sans amasser mousse
ces litho-marathoniennes à bout de souffle
encouragées par les craplaudissements de la forêt
gluante fanfare au rythme des ricochets

la ligne d’arrivée n’est pourtant qu’à un jet de pierre
non loin des vestiges lézardés du palais reptilien
et des pages arrachées d’un conte de fée éphémère
gare à la relique florale et à sa prière sans lendemain

la course poursuite des rochers s’éteint dans l’eau
noyade narcissée ーsaisissante, mais salutaire
l’apaisement saute aux yeux bleus, stabilise le roseau
chaque caillou s’orne de vert pour devenir sanctuaire