Qu’elles soient anciennes ou plus récentes, il n’est jamais trop tard pour parler d’œuvres qui nous ont marqués. Le feuilleton On y revient... s’y consacre. Aujourd’hui, Thibault Scohier nous raconte son expérience avec Trois Souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin.

Arnaud Desplechin, le réalisateur, a déjà une filmographie solide. Il faut préciser immédiatement que Trois Souvenirs de ma jeunesse est un préquel de Comment je me suis disputé, pour ajouter tout aussi rapidement qu’on peut le visionner sans connaître les autres œuvres de son créateur. La patte de celui-ci est bien visible mais au-delà de la maestria de son style, c’est la sincérité de cette histoire d’amour qui force le respect du spectateur, jusqu’à faire vibrer ses tréfonds.

Mais commençons par l’histoire : Paul Dédalus, anthropologue interprété par Mathieu Amalric, revient en France pour travailler au Quai d’Orsay. À l’aéroport, un problème se pose avec son passeport ; il existerait un autre Paul Dédalus, né le même jour et la même année que lui ! Assis dans une salle d’interrogatoire sordide des services de renseignements, il va détailler trois souvenirs de sa jeunesse et expliquer les tenants et les aboutissants de l’histoire de son passeport.